50 ans, l’âge idéal pour un bilan médical

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Nouveau travail, déménagement, tour du monde, famille recomposée… il est possible de tout vivre à 50 ans ! Grâce aux progrès de la médecine et à notre mode de vie, vivre longtemps et en pleine forme est possible. Toutefois, c’est bien souvent l’âge auquel se ressentent les premiers signes de fatigue physique, ou les premiers problèmes de santé réguliers. Rien de grave, lorsque l’on écoute son corps et que l’on procède aux examens et dépistages conseillés par les médecins.

Bilans sanguin et cardiaque

À chaque âge correspond un bilan médical. Si, quand on est jeune et tout au long de notre vie, nous sommes habitués au dépistage du VIH, à la surveillance d’éventuelles carences ou encore aux visites de contrôle chez des médecins spécialistes, certains bilans ne nous viennent pas à l’esprit avant d’atteindre la cinquantaine.

Pourquoi 50 ans ? Ce chiffre n’est pas arbitraire. Cet âge correspond souvent à celui de la ménopause chez les femmes. Chez les hommes, c’est l’âge moyen des premiers infarctus ou problèmes cardiovasculaires. Toutefois attention, il s’agit bien là d’une moyenne : si vous avez des antécédents familiaux de maladies héréditaires, ou encore des années de tabac, de diabète ou de manque d’activité physique derrière vous, faire un bilan avant 50 ans est conseillé.

Afin de faire le point sur votre mode et votre hygiène de vie, vous pouvez vous tourner vers votre médecin traitant. Pour un bilan complet et des dépistages, il vous est possible de vous rendre dans une clinique privée, qui regroupe bien souvent l’ensemble des services dont vous pourrez avoir besoin.

Après consultation, un bilan sanguin devrait vous être prescrit. Il permettra, entre autres, de surveiller le fonctionnement du foie, des reins, de contrôler la thyroïde dont le dérèglement est particulièrement courant chez les femmes de plus de 50 ans, ou encore les éléments métaboliques tels que le fer ou le taux de cholestérol.

50 ans, c’est également l’âge idéal pour surveiller le cœur. Il est possible à cet âge que le cœur éprouve quelques difficultés, sans pour autant se manifester. Un bilan cardiaque peut alors être prescrit, notamment à travers un test d’effort ou un électrocardiogramme au repos. Si le test d’effort n’est pas systématique, il peut être préconisé pour les fumeurs ou les personnes souffrant d’hypertension afin de dépister d’éventuels risques cardiovasculaires.

Dépistages du cancer

Les cancers du sein, du côlon et de la prostate sont en première ligne de ceux à dépister. Causes de nombreux décès chaque année, des dépistages systématiques gratuits ont été mis en place par les pouvoirs publics. Demandez des renseignements à votre médecin traitant qui saura vous expliquer comment se déroule un dépistage et vous rassurer, mais ne passez pas à côté par crainte ou par oubli.

Dépistés à un stade précoce, le taux de guérison oscille autour de 80 à 95% selon le cancer ; une raison donc de s’y intéresser assez tôt. Sachez par ailleurs qu’un test de dépistage du cancer colorectal à faire chez soi existe. Par le simple prélèvement de selles, envoyé par la suite à un laboratoire d’analyse, il est possible pour les médecins de détecter un risque éventuel de cancer. Si le test est positif, une coloscopie pourra être prescrite. Par ailleurs, des coloscopies « virtuelles » peuvent désormais être proposées à l’aide d’un scanner, évitant notamment une anesthésie.

Pour le cancer du sein, il s’agit d’une radiographie effectuée de face et de profil en cabinet, à renouveler tous les 2 ans, ou plus régulièrement en cas d’antécédents.

Enfin, particulièrement chez les femmes ménopausées (mais pas uniquement), c’est l’ostéoporose qu’il faudra surveiller. Cette maladie, entraînant une perte de résistance des os et de possibles fractures, touche en moyenne une femme sur trois. Un test d’ostéodensitométrie pourra être prescrit, mais un traitement n’est pas automatique. C’est donc votre médecin qui pourra juger du risque de fractures élevé ou non.

À l’approche de la cinquantaine, il est donc important d’effectuer un certain nombre de bilans et de dépistages : en effet, il vaut mieux prévenir que guérir ! En plus d’une surveillance médicale, des règles simples permettent de réduire les risques de maladie : avoir une alimentation saine, riche en vitamines et en aliments complets, pratiquer une activité physique même légère et réduire les éléments nocifs comme le tabac ou l’alcool.